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    Je me souviens, comme si c'était hier, de chaque vêtement que tu portais lors de nos retrouvailles, du moindre petit détail de toi.
    Je me souviens comme on se serrait dans les bras l'une de l'autre et comme ces instants étaient à chaque fois plus intenses, plus magiques.
    On restait collées l'une à l'autre, debout, sur les quais, on se précipitait pour unir nos bouches en cédant à cette force magnétique.
    Je posais la tête sur ton épaule et embrassais tes cheveux, ma main sur ta nuque, respirant leur parfum, avec la sensation apaisante d'être enfin heureuse et en sécurité, au creux de tes bras.
    Et nous restions là longtemps, telles des statues de chair, n'osant bouger au risque de basculer dans la vie monotone dépourvue de ces émotions vertigineuses qui nous unissaient.
    Je vis dépourvue de toi. Je te retrouve dans mes rêves de chaque instant. Je te trouve et je m'y noie. Je reste là, telle une statue fossile. J'attends ta nuque à enlacer, tes lèvres à embrasser. Viens me retrouver. Je t'embrasse en souvenir. J'embrasse ton sourire.


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    L'été c'est pourtant une saison que j'aime bien, mais là...
    L'été du bel été. Comme la forme passée du verbe « être ». L'été qui a été et qui n'est plus. Il n'y a pas plus d'été que d'autres saisons ici. Plus d'été avec toi, ici ou ailleurs. Je n'envisage plus cette vie d'après sans un lien avec toi. J'aurais tant aimé sauver au moins ça. Je n'avais jamais réalisé à quel point le temps passé ensemble sans se parler et sans pour autant manquer de tes paroles était un temps heureux, extraordinaire. Aujourd'hui, ce temps-là, sans ta voix, est devenu souffrance, vide, supplice.


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    Un sms de toi mon Cœur, retrouvé aujourd'hui, je ne sais même pas comment, dans mon portable... Un sms qui a ravivé tant de doux souvenirs de tous ceux que tu m'envoyais, qu'on s'échangeait, tant de petits mots d'amour et de tendresse, transmis par satellite pour venir toucher directement nos cœurs et les inonder de bonheur.

     

    "A ma Fleur, ma fée, ma petite jumelle...
    D'un doux baiser déposé sur sa joue elle s'éveille, doucement elle trouve mon regard déjà humide et répond au sourire d'un sourire. Et moi, comblée de son bonheur, je fonds entre ses bras et lui offre mes larmes... Je t'aime, toi. Je voudrais tout pour toi et je t'offrirais 1001 ailes...
    Moi, je ne suis plus rien sans toi maintenant. Tu es en moi, je ne te laisserai pas, je ne m'éloignerai pas et, de toute façon, nous sommes liées par un lien invisible mais fort. Tu es en moi et je te conjure d'y rester, sinon moi aussi... Je t'aime à la vie..."


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    Oh que ma peine est grande
    Plus jamais dites-vous?
    Quoi ? Qui a dit plus jamais
    Jamais. Qui a dit plus jamais
    Moi je n'ai rien dit
    Moi je me suis tue
    J'ai souffert
    Et je souffre dans mon cœur
    Comme un oiseau tombé du nid


    Oh que ma peine est grande
    Que mon chagrin est immense
    Plus jamais dites-vous?
    Qui a dit plus jamais
    Moi je n'ai rien dit
    Comme je t'aime encore
    Pourquoi ces mots
    Pourquoi cette fin
    Pourquoi faut-il qu'il y ait toujours une fin
    Une fin en soi
    Mais la naissance ?
    La naissance, n'est que le commencement de la fin
    Oh comme je t'aime


    Oh comme ma peine est grande
    Que mon chagrin est immense
    C'est la fin dites-vous?
    Qui a parlé de fin?
    Moi je n'ai rien dit
    J'attends. Que tout recommence
    J'attends le cœur lourd
    Les paupières... baissées
    Je t'attends
    Comme le paysan attend la moisson
    Je t'attends
    Comme la femme enceinte attend son enfant


    Oh que ma peine est grande
    Que mon chagrin est immense
    C'est la fin dites-vous ?
    Qui a parlé de fin ?
    Moi je n'ai rien dit
    Moi je me suis tue
    Un jour, je ne me tairai plus
    Je ne pourrai plus me taire
    Je hurlerai, après toi
    Toi
    Toi qui m'as donné
    Tant de joie, tant de plaisir


    Je t'aime
    Par dessus les montagnes
    Je t'aime
    Par dessus, par dessus
    En deçà, en dessus
    Au milieu, en dedans, à l'intérieur
    Je t'aime
    Oh parle moi
    Dis moi que la fin
    N'est ni pour aujourd'hui
    Ni pour demain
    Je t'aime

    Catherine Ribeiro


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