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    Mon monde a basculé sous l'effet des jours d'absence. le vide a succédé au vide. Le vide s'étire maintenant jusqu'à demain. Une vie d'attente. Des journées entières consumées par l'espoir, des journées vides, hormis la perspective d'un timide signe de toi, de ton retour. Une existence relative, dépendante, atone, atroce. Mon travail ne m'apporte même plus ni réconfort ni occupation suffisante, il ne me nourrit même plus.

    Je sais que je suis responsable de mon échec, mais ton absence, autant psychique que physique, me laisse vidée, impuissante, incapable de me concentrer sur quoi que ce soit d'autre que toi. Maintenant, je ne fais qu'attendre. Attendre le moment de partir. C'est plus dur qu'attendre le soir cet avenir-là...

    La vie après et sans toi ? C'est la pauvreté de la liberté. C'est la vie qui se referme, ravivant le souvenir du passé, de mon amour pour toi. L'autre moi, celui d'avant, le moi qui était aimé et chéri, voyant l'amour disparaître, reprend les rênes et marque un arrêt brutal. Gâté comme il l'a été, il ne peut s'imaginer méprisé, alors il fait mine de partir mais il tombe juste avant d'atteindre la porte, les jambes liées une façon inextricable à la mémoire.

    Inouï qu'une chose pareille puisse arriver, qu'on puisse ne plus être aimée, alors que la mémoire connait un monde si différent. Là, dans ma mémoire, dans le passé, me regarde fixement ce même visage qui maintenant me rejette, un visage à peine changé, un simple décalage de l'expression qui marque la dérive de l'amour fou jusqu'au néant. Alors, je suis obsédée par ces millimètres de décalage. Si seulement je pouvais les déplacer, les effacer, les écarter et ramener le passé, ou retrouver ton doux visage intact, un beau matin, à mon réveil.


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  • J'avais commandé une planche avec une jolie voile pour te faire la surprise et pouvoir te suivre... La saison vient de réouvrir au lac. Le gérant du club m'a appelée pour venir en chercher une... Mais ça sert à quoi tout ça maintenant ?
    Mon équilibre était si fragile... Tu l'as renforcé un peu plus chaque jour... Sans toi il est rompu à jamais...


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  • J'avais commandé une planche avec une jolie voile pour te faire la surprise et pouvoir te suivre... La saison vient de réouvrir au lac. Le gérant du club m'a appelée pour venir en chercher une... Mais ça sert à quoi tout ça maintenant ?
    Mon équilibre était si fragile... Tu l'as renforcé un peu plus chaque jour... Sans toi il est rompu à jamais...


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  • Beuh !! Il y a eu de l'orage très violent tout l'après-midi...

    Je me suis alors souvenue comme j'étais bien, sereine, apaisée, toute collée-serrée contre toi, entre tes bras, lorsqu'il y avait de l'orage ou beaucoup de vent et que nous étions ensemble...
    Toi, tu faisais ta fière parce que tu n'as peur de rien et que tu aimais te sentir très protectrice envers moi comme ça... Moi, la petite trouillarde, je me faisais encore plus petite pour que tu me serres encore plus fort et que tu me fasses un rempart de tes bras...


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  • Je revois les lueurs qui brillent dans tes grands yeux quand tu as bu, mais juste un tout petit peu et que tu te laisses alors aller, que tu "lâches tout", pour mon plus grand plaisir, pour ton plus grand plaisir. Je revois ces étoiles sur tes lèvres qui font de toi une vraie chipie, toute collante de baisers, tout ennivrée d'aimer...

    Je revois ces photos qu'on s'envoit par MMS, des photos de nous, bien évidemment, mais aussi des photos de tout et n'importe quoi, des objets qu'on tient absolument à se montrer, à se faire découvrir, en avant-première, des secrets qu'on ne sait garder bien longtemps l'une pour l'autre, qu'on a tant hâte de se dévoiler, tellement le plaisir est partagé à leur évocation...

    Je te revois à la porte du camping-car, ton visage affichant toujours un si grand sourire qui me chavire le coeur. Je te revois apportant le plateau du petit-déjeuner dans la chambre. Je revois nos vacances, le soleil, la neige, nos week-end en amoureuses au camping. je revois ta maison, chaque pièce, chaque objet, les enfants, le chat... toi... partout...

    Je nous revois encore tellement si fort, arpentant les rues du village de ton enfance et toi me racontant tes moindres péripéties, tes moindres souvenirs. Nos mains n'osent se tenir à cause des passants pourtant rares mais nos bras se frôlent sans cesse, nos épaules se cherchent, ta main prend la mienne furtivement, amoureusement et nos yeux se caressent du regard.

    Tant de tendres moments de complicité... tant de fois où j'ai ébouriffé tes cheveux, où j'ai chatouillé ton caractère, où j'ai été un peu fière de t'avoir rendue jalouse, par taquinerie, où... on s'est aimées...


    Je revois tant ces moments et tant d'autres, tout aussi complices entre nous. Je revois tout ça, tout, et j'aurais donné ma vie pour que ça ne s'arrête jamais...


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