• Voilà, l'époque des camping-cars est revenue et inévitablement je pense au tien, à nos week-ends en amoureuses, à nos vacances. J'en ai vu un qui était stationné au bout d'un tout petit chemin, qui menait à des champs, à de la campagne, à du silence et de jolis paysages.
    Je me suis demandé ce que faisaient ses occupants, s'ils dormaient en haut, comme nous, s'ils mangeaient face à face ou bien côte à côte, comme nous, s'ils refaisaient le monde, regardant à travers les petits rideaux, s'ils cachaient leurs secrets, leur intimité, derrière ces rideaux tirés.
    Je me suis demandé si c'était une famille ou bien juste deux amoureux ou amoureuses. Je me suis demandé où ils allaient, d'où ils venaient, d'où ils revenaient, ce qu'ils laissaient derrière eux.
    Je me suis demandé si tu avais toujours le tien, si tu l'utilisais encore, si tu l'avais vendu, si tu en avais changé l'aménagement, où tu allais, avec qui et quand.
    Je me suis demandé si tu te souvenais encore de tous ces week-ends, en montant à l'intérieur, si tu y écoutais la même musique, si tu mettais aussi ta main sur sa jambe en conduisant, si les deux petites poupées nous représentant y étaient toujours, assises bien sagement dans leur filet pour ne pas tomber en cours de route.
    Je ne peux pas m'empêcher de regarder les plaques d'immatriculation de tous les camping-cars que je croise, de dévisager leurs conducteurs, au cas où ce serait toi, en espérant très fort qu'un jour ce sera toi.


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  • Si tu savais comme c'est difficile d'avoir vécu une passion si forte, jusqu'à la fusion, d'avoir connu l'Amour, la beauté, le bonheur, la plénitude et, du jour au lendemain, de se retrouver face au rien, au vide, au néant, à l'anéantissement. Je suis anéantie depuis le jour où tu es partie de moi, de nous. C'est terrible pour moi de t'imaginer entre les bras d'une autre, tout contre toi, ses mains sur ta peau, ses lèvres sur ta bouche, ses yeux dans les tiens, ses mots pour t'aimer.
    C'est terrible pour moi de comprendre que j'ai pu être remplacée, comme ça, d'un jour à l'autre, subitement, sans m'y attendre, sans même m'y être préparée et de constater que, finalement, mon amour était minable puisque si vite rejeté. Un amour que je croyais inébranlable, indescriptible, unique. Il n'était rien. Et moi je ne suis plus rien.


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  • Hier, au bureau, une femme d'un service de ta région a téléphoné pour obtenir des renseignements. Dès qu'elle m'a dit le nom de sa ville, dès que j'ai entendu son accent tout léger comme le tien, mon cœur s'est serré et j'avais les larmes aux yeux.

    Tu n'as pas d'accent, ou si peu, juste dans quelques intonations, quelques petits bouts de phrases. Et sa voix m'a rappelé la tienne, douce, chaleureuse, assurée, rassurante. Alors j'ai fait durer le plus longtemps possible cette communication, lui donnant tous les renseignements dont elle avait besoin, ainsi que bien d'autres qu'elle ne demandait même pas, juste pour l'entendre encore et encore, juste pour entendre un peu de ton intonation à toi à travers sa voix à elle.


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  • Je n'aime plus sortir de ma maison, quoique je n'aie jamais été une femme très sociable. Elle est comme mon cocon, où tu es toujours là, auprès de moi, dans nos souvenirs que j'aime tant et auxquels je me raccroche très fort puisque je n'ai plus qu'eux.
    J'ai peur qu'en y laissant entrer d'autres personnes, celles-ci n'effacent ton parfum, ta présence. J'ai peur qu'en laissant trop longtemps la porte ouverte, ton souvenir ne s'échappe et que je ne puisse plus le rattraper. Les quelques bribes de toi, ça et là, qui restent à la maison, j'ai tellement peur de les perdre un jour que d'y penser m'empêche souvent de dormir. Je voudrais pouvoir les garder sur moi, de la même façon que j'en garde certaines, tout eu long de la journée et de la nuit. J'aimerais ne jamais avoir à m'en séparer, ne jamais les perdre, ne jamais devoir les laisser, tant j'y tiens. La maison est comme mon coeur, elle veut te garder là à jamais, parce qu'il n'y a qu'auprès de toi que je suis bien.


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  • Mon Ange,
    Ce petit bouquet de muguet est pour toi, pour te porter chance où que tu sois, quoi que tu fasses, pour te porter bonheur dans tout ce que tu entreprendras, en espérant que tu vas bien, que ta nouvelle vie est tout aussi fleurie, lumineuse et scintillante que ces petits brins.
    Je t'embrasse comme je t'aime.

    Muguet


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  • Le jardin commence à se couvrir des couleurs des fleurs. Il y fait bon déjeuner, dîner, se détendre, s'affairer. La chaleur des rayons de soleil printaniers dévoile aussi quelques premières senteurs, les parfums des bourgeons, des premières feuilles, de la terre encore fraîche, de l'herbe foulée. Si tu voyais comme il est beau et serein. J'y installe mes repères de début de saison, j'y plante, encore et encore, toujours plus de fleurs, d'arbustes, de boutures de toutes sortes, j'y expose les objets surannés que j'ai ressortis de la grange, maintenant réveillés de leur dormance hivernale.

    Il me manque tes repères à toi dans ce petit jardin... Il est trop bien ordonné, finalement. Il me manque ton brin de folie pour y mettre un peu de pagaille. Il me manque ta tasse de café fumant près de la mienne, ta jambe qui cherche le contact de mon genou, ton bras qui vient entourer mes épaules, tes cheveux que le vent du matin disperse sur tes yeux, la douceur de ton regard qui croise les nuages, ta voix qui ensorcelle mon cœur, le petit creux près de tes lèvres et ton grand sourire à embrasser...


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  • Combien de jours à rentrer seule à la maison et à ne retrouver personne pour m'y accueillir les bras grands ouverts.
    Combien de nuits à m'endormir seule auprès de cet oreiller vide et froid, combien de matins à m'éveiller auprès de ce même oreiller.
    Combien de déjeuners à préparer avec une seule tasse de café à servir, un seul verre de jus de fruits.
    Combien de week-end sans amoureuse à ne rien faire, à tourner en rond en espérant une visite, un appel, une lettre, un sms.
    Combien de vacances sans partir, sans aucune destination pour me faire rêver, pour m'évader, sans ballades, sans baignades, sans plages et sans montagnes.
    Combien de couchers de soleil, de ballets d'étoiles, de nuées d'hirondelles, de bourrasques de vents, de pluies léchant les vitres, à contempler les bras croisés, sans main dans la mienne.
    Combien de brins d'herbe du jardin à fouler d'un seul pas, combien de fleurs à regarder seule s'épanouir, se teinter, se parfumer puis s'éteindre, se ternir, au fil de l'automne emportant leur dernière sève.
    Combien de « Cœur » et de « Je t'aime » prononcés du bout des lèvres, à moi-même, presque imperceptiblement, comme si tu étais toujours là...


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  • C'est difficile de rentrer chaque soir et de trouver la maison vide et froide. De trouver le silence. De retrouver ce silence. De se heurter à lui alors que j'aimerais tes bras pour m'attendre, ton sourire derrière la vitre, tes baisers dans mes cheveux.

    Je me dis qu'une journée sans toi s'est encore écoulée et que la nuit va venir me prendre la main alors que j'aimerais la douceur de la tienne.

    Maintenant, chaque soir, je dîne seule, en tête à tête avec moi-même, mais toujours en repensant à nos dîners d'amoureuses, à ton genou contre le mien, à ta main sur la mienne, à ta façon de picorer dans mon assiette, parce qu'en étant mon amoureuse tu t'étais octroyé ce droit et que moi j'adorais ça.


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  • Hier, j'ai voulu retirer toutes les photos de la petite clé USB sur laquelle je les conservais précieusement, toutes les photos de toi, de nous, nos week-end, nos vacances, nos rires, nos émois... Et puis aussi tous tes écrits, les miens, les nôtres, toutes les petites vidéos. J'ai voulu les mettre encore plus en sécurité que sur cette clé ou que sur un simple CD, pour être certaine de les avoir à jamais. Je suis déjà si triste de ne plus pouvoir ouvrir le montage photo en musique que j'avais passé tant de temps et d'amour à faire pour toi.

    Ça faisait des mois que je n'avais plus regardé ces photos et ces souvenirs, bien qu'ils soient, chaque jour, toujours présents au fond de mon cœur. Je pense que je retardais ce moment de télécharger le contenu de cette clé sur un espace sécurisé, parce que je savais ce qui allait alors se passer.
    Je n'ai pas pu m'empêcher de regarder ton visage et le mien si empli de bonheur et de tendresse pour toi. J'ai pleuré ensuite pendant des heures...

    Aujourd'hui, je sais que je t'aime comme une folle et que rien ni personne ne pourra jamais changer ça.
    Aujourd'hui, je sais que je ne pourrai jamais t'oublier et que rien ni personne n'effacera jamais ton souvenir.
    Aujourd'hui, je sais que tu es l'amour de ma vie, la femme de ma vie, mon cœur, ma vie, mon âme et que, sans toi, plus rien n'a de sens.
    Aujourd'hui, je sais que je t'attendrai tout le reste de ma vie, parce que je t'aime.


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  • Je n'ai jamais été vraiment pratiquante d'aucune religion, même si je suis très respectueuse de chacune d'entres elles.

    Cependant, une foi indéfinissable m'habite, une immense foi qui me fait psalmodier des "prières" pour toi, le soir, lorsque je suis allongée dans mon lit, la lumière éteinte, les yeux mi-clos, apaisée.

    Plus que de réelles "prières", ce sont en fait des sortes de litanies que je me récite à moi-même, que je chuchote à peine, comme pour ne pas te réveiller si tu dormais à mes côtés. Des litanies empreintes de tendresse et d'amour pour toi, dans lesquelles je te dis les mots les plus doux qui soient, dans lesquelles je te raconte tout bas mes jours sans toi, dans lesquelles je déverse encore tous mes espoirs et toute ma peine. Des litanies qui me bercent jusqu'à l'endormissement et que tu entends peut-être parfois, du fait de ce caractère sacré, magique, intime et symbolique que je leur confère et de l'intensité de mes pensées pour toi.


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